25 novembre. 41 080 mots sur 50 000. On pourrait presque croire que la situation est sous contrôle. Ce serait une illusion.
D'abord les corrections éditoriales du tome 2 sont tombées en plein milieu de la période de dead lines et de premiers examens et oraux de l'université. J'ai un peu paniqué mais, mon éditrice Hélène et moi, on s'en est sortis. Quand je dis on s'en est sortis je veux dire que la dead line tombait hier à onze heures du matin et que je lui ai envoyé la page de remerciements vers 12h49, dix minutes après les dernières corrections. Ça mériterait presque une ovation mais on va pas se mentir : on est sur internet, même si vous décidiez tous de m'ovationner je vous entendrais pas, ça ne présenterait donc aucun intérêt, restez assis.
Non je ne vous montrerai pas la couverture avant d'en avoir la version finale. Pour ça non plus, c'est pas la peine de vous lever.
Dans le même lap de temps horriblement court il a donc fallu, en parallèle, rédiger une dissertation, réviser deux examens et préparer trois oraux. Je suis absolument convaincu que ce numéro de voltige mérite une deuxième ovation imaginaire mais que voulez-vous que je vous dise ? On est toujours sur internet.
Au milieu de tout ça j'ignore par quel miracle je n'ai pris aucun retard sur le NaNoWriMo. Le manuscrit du tome 3 a dépassé les 100 000 mots lors de ma dernière séance d'écriture. Je visais 150 000 pour la fin, je commence à me dire qu'il va falloir allonger la sauce d'au moins vingt ou trente mille mots, mais bon, on fera avec.
En plein milieu du bouquin je me rends compte que pour faire intervenir l'armée américaine, même si c'est une armée en papier mâchée reconstruite à la va-vite avec une vaste majorité d'amateurs suite aux hécatombes des tome 1 et 2 (des catastrophes naturelles suivies d'un hiver rigoureux, ça pardonne pas), il va falloir que je me renseigne un minimum sur son fonctionnement. Plusieurs pages Wikipédia plus tard, on en est là (soyez attentifs, ça va aller très vite) :
Une escouade est une unité de neuf soldats dirigés par un sergeant, faisant de manière générale partie d'un peloton d'une quarantaine de soldats dirigé par un second lieutenant. Le peloton lui-même peut faire partie d'une compagnie de 80 à 150 soldats dirigée par un major ou un capitaine, appartenant à un bataillon de 300 à 800 soldats dirigé par un lieutenant colonel, je vous fais grâce des détails concernant le régiment, la division et le corps d'armée.
Il me faut donc dans un premier temps neuf soldats nommés dont un sergeant pour constituer une escouade. Je ne vous dis pas pourquoi, vous le saurez bien assez tôt. J'avais déjà sept bonshommes, le truc c'est que la plupart des scènes sont déjà écrites donc me voilà à repasser à travers le tout pour rajouter deux prénoms et nommer les officiers -parce que je m'étais aussi planté en terme de grades. Oui, je sais qu'on n'est pas supposés relire et corriger pendant le NaNoWriMo mais je suis incapable d'avancer en sachant que j'ai laissé des trucs en plan, faîtes moi donc un procès si ça vous amuse.
Comme vous pouvez le constater, c'est très glamour, le métier d'écrivain : 90% du travail consiste à décider de remplacer ou non une virgule par un point et de calculer combien de survivants en état de se battre sont disponibles dans l'Est américain trois ans après la fin du monde. Wikipédia est mon meilleur ami.
Bref, il me reste cinq jours pour boucler le NaNo, ça devrait pouvoir se faire sans ruiner mon année académique.
On a fêté les trois ans de la publication de Positive Way y a presque quinze jours, mais comme j'ai pas eu le temps de le faire plus tôt, je n'offre que maintenant un exemplaire dédicacé au tirage au sort sur ma page facebook. Y aura sûrement d'autres tirages au sort au cours des deux prochains mois, ne serait-ce que pour offrir la tome 1 d'Il nous reste le ciel doté de sa nouvelle couverture et le tome 2 dès que ce sera humainement possible (les deux avec des stickers bien entendu, je sais que vous aimez ça).
Bref, c'est la folie, mais on va s'en sortir. Love sur vos têtes.
Cyrano
Il me faut une armée entière à déconfire !
J'ai dix coeurs, j'ai vingt bras, il ne peut me suffire
De pourfendre des nains ! Il me faut des géants !
Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand
Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand
samedi 25 novembre 2017
mercredi 15 novembre 2017
NaNoWriMo, jour 14 - Retour de Fantasy en Beaujolais
C'est un peu la folie en ce moment alors faisons les choses dans l'ordre : impossible d'écrire tous les jours depuis la reprise des cours, heureusement, mon avance me permet de rester dans les rails. En tous cas pour l'instant, faudra rester concentré.
Ce week-end j'étais à Fantasy en Beaujolais, en excellente compagnie avec Cécile Duquenne et Sophie Dabat (double big up !). Il a fait un temps de cochon bien sale avec pluie et vent à volonté, mais on a quand même eu pas mal de visiteurs. Les stickers de Charlotte DeBoever ont connu leur petit succès. J'ai vendu quatre Positive Way, ce qui me laisse sur le cul parce que ça fait quand même trois ans qu'il est sorti, celui-là...


Et oui, trois ans déjà, l'anniversaire est tombé ce dimanche. Alors on va faire un tirage au sort sur la page facebook, j'en offrirai un exemplaire. Il y aura un autre tirage au sort par la suite, je ne sais pas encore quand, lorsque j'aurai la nouvelle couverture du tome 1 d'Il nous reste le ciel.
En tous cas et malgré le temps on en a tous bien profité, on a mangé comme des rois, été accueillis comme des empereurs, et supporté les turbulences de l'avion du retour comme des guerriers -tant qu'à filer la métaphore. J'ai raconté ma dissertation de littérature britannique à au moins trois personnes différentes, j'ai fait une word war avec Cécile Duquenne dont le résultat seront sans doute ma seule contribution au NaNo de la semaine, j'ai gagatisé sur les photos des enfants de Sophie Dabat, et je me suis jeté sur son tome 2 de Sainte Marie des Ombres, dont j'avais lu et adoré le tome 1 y a des lustres.
Je remercie du fond du coeur toute l'équipe du salon pour leur accueil chaleureux malgré le mauvais temps, leur organisation au poil, les trajets depuis et vers l'aéroport, leur gentillesse, leurs personnes de manière générale. Love sur leurs têtes, big up à tous.
Bilan, donc :
- 4 Positive Way
- 8 Il nous reste le ciel
- 3 achats : Sainte Marie des Ombres, tome 2, de Sophie Dabat ; Tout au milieu du monde, de Mathieu Rivero, Julien Bétan et Melchior Ascaride ; Les soeurs Carmines, tome 1, d'Ariel Holzl.
J'ai dévoré Tout au milieu du monde dans l'aéroport puis dans l'avion, il est magnifiquement illustré, je le recommande. Les deux autres sont sur ma pal d'1m14 parce que j'ai quatre oraux, deux examens et une dissert dans mon horizon proche.
Sans parler des corrections éditoriales du tome 2 qui sont en bonne voie, on vise toujours janvier, soyez attentifs, ça va venir vite.
En attendant je serai de nouveau dispo pour papoter, signer et distribuer des oeuvres d'art sur stickers les 2 et 3 décembre, au 33e Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil, (93), le samedi de 11h à 13h, le dimanche de 11h à 12h30. Faudra pas me rater, les créneaux sont courts -enfin ne vous affolez pas, le reste du temps je serai probablement dans les allées en train de chercher des cadeaux de Noël.
Sur ces bonnes paroles, je vous laisse et je retourne me noyer dans la masse de trucs à faire qui m'attendent -ou bien procrastiner, on fera selon ma motivation de la soirée.
Allez, et love sur vos têtes !
Ce week-end j'étais à Fantasy en Beaujolais, en excellente compagnie avec Cécile Duquenne et Sophie Dabat (double big up !). Il a fait un temps de cochon bien sale avec pluie et vent à volonté, mais on a quand même eu pas mal de visiteurs. Les stickers de Charlotte DeBoever ont connu leur petit succès. J'ai vendu quatre Positive Way, ce qui me laisse sur le cul parce que ça fait quand même trois ans qu'il est sorti, celui-là...


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| À gauche Sophie Dabat, à droite Cécile Duquenne. |
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| À peine arrivée, déjà au taquet ! |
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| Ça se voit pas trop sur la photo mais je suis le type de personne qui s'étale. |
Et oui, trois ans déjà, l'anniversaire est tombé ce dimanche. Alors on va faire un tirage au sort sur la page facebook, j'en offrirai un exemplaire. Il y aura un autre tirage au sort par la suite, je ne sais pas encore quand, lorsque j'aurai la nouvelle couverture du tome 1 d'Il nous reste le ciel.
En tous cas et malgré le temps on en a tous bien profité, on a mangé comme des rois, été accueillis comme des empereurs, et supporté les turbulences de l'avion du retour comme des guerriers -tant qu'à filer la métaphore. J'ai raconté ma dissertation de littérature britannique à au moins trois personnes différentes, j'ai fait une word war avec Cécile Duquenne dont le résultat seront sans doute ma seule contribution au NaNo de la semaine, j'ai gagatisé sur les photos des enfants de Sophie Dabat, et je me suis jeté sur son tome 2 de Sainte Marie des Ombres, dont j'avais lu et adoré le tome 1 y a des lustres.
Je remercie du fond du coeur toute l'équipe du salon pour leur accueil chaleureux malgré le mauvais temps, leur organisation au poil, les trajets depuis et vers l'aéroport, leur gentillesse, leurs personnes de manière générale. Love sur leurs têtes, big up à tous.
Bilan, donc :- 4 Positive Way
- 8 Il nous reste le ciel
- 3 achats : Sainte Marie des Ombres, tome 2, de Sophie Dabat ; Tout au milieu du monde, de Mathieu Rivero, Julien Bétan et Melchior Ascaride ; Les soeurs Carmines, tome 1, d'Ariel Holzl.
J'ai dévoré Tout au milieu du monde dans l'aéroport puis dans l'avion, il est magnifiquement illustré, je le recommande. Les deux autres sont sur ma pal d'1m14 parce que j'ai quatre oraux, deux examens et une dissert dans mon horizon proche.
Sans parler des corrections éditoriales du tome 2 qui sont en bonne voie, on vise toujours janvier, soyez attentifs, ça va venir vite.
En attendant je serai de nouveau dispo pour papoter, signer et distribuer des oeuvres d'art sur stickers les 2 et 3 décembre, au 33e Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil, (93), le samedi de 11h à 13h, le dimanche de 11h à 12h30. Faudra pas me rater, les créneaux sont courts -enfin ne vous affolez pas, le reste du temps je serai probablement dans les allées en train de chercher des cadeaux de Noël.
Sur ces bonnes paroles, je vous laisse et je retourne me noyer dans la masse de trucs à faire qui m'attendent -ou bien procrastiner, on fera selon ma motivation de la soirée.
Allez, et love sur vos têtes !
mercredi 1 novembre 2017
NaNoWriMo, jour 1 - Pas de panique
Le NaNo de cette année aura démarré sur les chapeaux de roue, à la kick off de Toulouse -on était dix-huit en tous, certains en rang d'oignons sur le canapé, y avait au moins deux personnes par terre et plein de monde autour de la table du salon. Word-war IRL de minuit à une heure, word sprint sur le site les quinze premières minutes. J'ai pris une bonne avance de 2218 mots ce qui tombe très bien quand on a une dissert, des révisions et des corrections éditoriales en parallèle.
Vous avez entendu corrections éditoriales ? J'ai bien dit corrections éditoriales : quelques heures avant le coup d'envoi du NaNo tombaient dans ma boite mail les commentaires de mon éditrices sur les trois premiers chapitres du tome 2. Je viens à l'instant de les lui renvoyer, j'en attends une seconde volée pour aujourd'hui. Nous n'avons toujours pas de date précise, en revanche on m'informe dans l'oreillette qu'on vise Janvier 2018 pour la publication. Qu'on se le dise.
Quelques rappels importants : je serai à Fantasy en Beaujolais le week-end du 11 et 12 novembre -ah la vache c'est bientôt !! Avec le concours de ma talentueuse soeur, Charlotte DeBoever, artiste et enseignante, j'aurai au moins trois stickers à vous y proposer pour accompagner les dédicaces -le quatrième ne devrait pas être prêt à temps, il sera à Montreuil. Venez nombreux, les stickers ne sont pour l'instant disponibles que sur salon, et la dernière fois ils sont pour ainsi dire tous partis.
Autre annonce : décision a été prise de ré-éditer le premier tome avec une nouvelle couverture. Cette nouvelle version devrait être disponible à partir du salon de Montreuil -je vous invite d'autant plus à venir me voir dans le Beaujolais que j'y vendrai peut-être les derniers exemplaires du tome 1 avec sa couverture actuelle.
Sous vos yeux ébahis et en exclusivité mesdames, messieurs et autres : la nouvelle couverture du tome 1 !
Vous avez entendu corrections éditoriales ? J'ai bien dit corrections éditoriales : quelques heures avant le coup d'envoi du NaNo tombaient dans ma boite mail les commentaires de mon éditrices sur les trois premiers chapitres du tome 2. Je viens à l'instant de les lui renvoyer, j'en attends une seconde volée pour aujourd'hui. Nous n'avons toujours pas de date précise, en revanche on m'informe dans l'oreillette qu'on vise Janvier 2018 pour la publication. Qu'on se le dise.
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| Les stickers dédiés à Tobias et Matthew |
Autre annonce : décision a été prise de ré-éditer le premier tome avec une nouvelle couverture. Cette nouvelle version devrait être disponible à partir du salon de Montreuil -je vous invite d'autant plus à venir me voir dans le Beaujolais que j'y vendrai peut-être les derniers exemplaires du tome 1 avec sa couverture actuelle.
Sous vos yeux ébahis et en exclusivité mesdames, messieurs et autres : la nouvelle couverture du tome 1 !
Love sur vos têtes !
samedi 28 octobre 2017
NaNoWriMo, J-3 : faire des plans
À trois jours du coup de feu du NaNoWriMo, il s'agit d'anticiper, d'autant plus que le démarrage tombe pendant ma semaine de vacances -tant mieux, me direz-vous, sauf que non parce que ma semaine de vacances, j'en ai besoin pour écrire une dissertation, lire plein de bouquins, et si j'ai la foi (lol on sait tous que non) faire des fiches de révision pour anticiper sur les examens de janvier.
Je suis fermement décidé à tenir les 50,000 mots ce mois-ci -prions ensemble pour que cela suffise à boucler le tome 3 d'Il nous reste le ciel, mais bon, honnêtement, j'ai peu d'espoir. Du coup j'ai profité de la dernière semaine de cours avant le break de mi-semestre, dernière semaine au cours de laquelle mon attention en classe a tendance à chuter, pour planifier le NaNo, histoire de faire genre je suis quelqu'un de productif (spoiler alert : non). Résultat des courses :
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| LE PLAN |
Donc, si on résume :
Projet : La déchirure (Il nous reste le ciel, #3) (je précise que ce titre est provisoirement provisoire).
Nombre de chapitres prévu : 40 + un épilogue
Nombre de chapitres écris à l'heure actuelle : 14
Nombre de mots à l'heure actuelle : 60,002
Nombre de mots prévus : 150,000 maximum
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| Faîtes moi confiance, je suis un professionnel. |
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| La carte en grand |
Je vais faire semblant d'être un blogger actif et m'efforcer de faire un suivi du NaNo en postant régulièrement des articles sur mes avancés -si je le fais pas ici j'essaierai au moins de vous tenir au courant sur ma page facebook. Je crois même que y a un widget quelque part qui permet d'updater son wordcount directement sur son blog, je vais voir si je le trouve...
Bref, love sur vos têtes <3
mardi 26 septembre 2017
Au retour des Aventuriales 2017
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| L'objet du délit. |
Quel week-end, mes enfants. C’était mon premier salon, mes premières dédicaces. L’enfant de huit ans qui avait fait serment, au salon jeunesse de Montreuil, de se trouver un jour de l’autre côté du stand, danse comme un guerrier autour de son feu de camp depuis deux jours.
Il faut dire que je n’en menais pas large, samedi matin, en arrivant sur le parking en compagnie de Natalie Bagadey et de Dorian Lake, ramassé sur le chemin du salon. Personne n’avait assez dormi -la veille, chez Luce Basseterre (big up et love sur ta tête, merci encore pour ton hospitalité et ta générosité, sept bénédictions sur toi, ta maison, ton jardin, tes poulettes, tes enfants, tes petits enfants, ton chat), on avait veillé plus tard que prévu toutes les trois, en compagnie de Yuca, l’étudiante japonaise, et de Nathalie Dau et Valérie Simon. Je sais pas si c’est un truc d’auteurs d’avoir toujours tant de choses à se dire… Pour ma part, la rumeur des conversations avait constitué un bruit de fond salutaire, car c’est tandis que leurs voix bourdonnaient à mes oreilles que j’écrivais les dernières scènes d’Il nous reste le ciel. Ne nous emballons pas, les deux tiers du troisième tome restent à rédiger, mais son écriture a désormais un arrière goût de finalité -je mens un peu, là, encore que pas totalement… On en reparlera.
Samedi matin, donc, une heure avant l’ouverture officielle du salon, j’étais en PLS sur le parking, Nathalie se marrait parce qu’en tant que ma plus grande fan autoproclamée (big up !) elle pouvait bien se le permettre, et moi je ne savais pas ce qui serait pire : que des gens viennent me voir, ou que personne ne se montre.
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| Vous le sentez, le PLS, ou pas du tout ? |
J’en profite pour poser un big up à Nanouk, le bébé berger australien de trois mois tellement fluffy que j’ai failli mourir en le caressant. Pour jouer avec un chiot on est obligé de quitter cette foutue Position Latérale de Sécurité, et puis ça donne la pêche, les boules de poils.
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| Estelle Faye dans toute sa splendeur. |
Oui parce que du coup à l’heure où tout le monde a commencé à partir déjeuner j’avais déjà vendu et dédicacé quatre bouquins, dont un seul à quelqu’un que je connaissais -ce qui veut dire, oui, vous avez bien lu, que trois parfaits inconnus avaient été suffisamment convaincus par mon blabla (et celui de Nathalie Bagadey, on va pas se mentir) pour acheter mon livre. À ce stade je nageais tellement en pleine hallu que j’ai déjeuné sur mon stand avec Morgane de peur de rater une vente.
Le premier jour, j’ai vendu dix Ils nous reste le ciel et deux Positive Way. Dans mon petit carnet j’avais créée un tableau pour compter les ventes, et j’ai réalisé très vite que j’aurais dû rajouter une troisième colonne intitulée « Gens envoyés par Nathalie Bagadey », y aurait eu facilement une demi douzaine de petits bâtons rien que dans celle-là -du coup double big-up ! L’auteur jeunesse refoulé en moi a rejoint la gamine de huit ans dans sa danse de victoire quand j’ai vendu le bouquin à deux enfants : Amandine, douze ans, et Louise, treize ans.
Je me permets de faire un paragraphe sur ma rencontre avec Louise parce que wesh. J’ai appris par la suite que c’était la fille du restaurateur d’En attendant Louise, restaurant local partenaire des Aventuriales dont la truffade… Okay, attendez, je ferais un paragraphe sur la truffade d’En attendant Louise plus tard, je vais commencer par vous parler de Louise. Louise, elle m’a fait halluciner parce qu’elle est passée plusieurs fois sur le stand avant de m’acheter le bouquin, et que je suis resté fermement convaincu que j’avais affaire à une adulte malgré sa petite taille et son air d’enfant jusqu’à ce qu’un doute me fasse lui demander son âge. J’ai failli tomber de ma chaise. Comme j’ai réussi à rester dessus sans trop me ridiculiser, on a parlé du marché du travail dans le domaine de l’interprétariat, menacé par le développement des intelligences artificielles. Voilà voilà.
Inutile de vous dire que j’étais sur un nuage, genre même pas sûre que c’était pas un rêve, quand on a fini par se replier sur le restaurant En attendant Louise pour le repas du soir. Je sais pas comment vous expliquer, mais en gros cette truffade ne m’a absolument pas aidé à me convaincre que j’étais pas en train de rêver. On croirait pas que des patates et du fromage puissent être aussi bons mais si en fait. On croirait pas non plus qu’on puisse venir à bout de cette poêle géante, même à sept, et là par contre on aurait raison de pas y croire parce qu’on en a laissé, un crime qui me hantera jusqu’à la fin de mes jours mais qu’y puis-je si l’espace à l’intérieur de mon estomac est aussi limité ?
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| Dimanche matin -moins de livres, moins de stickers, moins de sommeil... |
Et me voilà dans le car du retour. Que dire ? Bilan des ventes : treize Il nous reste le ciel et deux Positive Way, sans compter tous les exemplaires du dernier Gandahar, dans lequel figure ma nouvelle La révolte du pantin (entre celles d’Estelle Faye et d’Aurélie Wellenstein, c’te classe !).
Livres achetés (et je me suis restreinte) : La Débusqueuse de mondes, de Luce Basseterre ; Les Seigneurs de Bohen, d’Estelle Faye ; La Mort du Temps, d’Aurélie Wellenstein.
Gens rencontrés : je n’ose pas faire la liste de peur d’en oublier certains.
Niveau de gratitude : infinie. Ce salon était magique, je m’attendais à vendre, genre, deux livres à des potes, j’en ai vendu quinze dont seulement trois à des gens que je connaissais avant les Aventuriales. Les stickers de ma sœur ont connu un franc succès (il y en aura d’autres, qu’on se le dise !). Deux documentalistes ont pris mes coordonnées et les références de mon livre afin de l’acheter pour leurs CDI. Une bibliothécaire est venue me saluer et prendre des stickers car elle venait de recevoir le livre dans sa médiathèque. J’ai discuté avec des enfants, des enseignants, des auteurs, des parents, tellement de gens…
Les paroles et les conseils d’Estelle Faye et de Nadia Coste m’ont apporté beaucoup de réconfort et m’ont rassuré quant à l’avenir. Comme souvent lorsque je participe à un évènement littéraire, la présence de tous ces gens et de tous ces livres m’ont boosté.
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| La fluffytude |
Love sur vos têtes à toutes et à tous <3 rendez-vous en novembre pour Fantasy en Beaujolais, où j’essaierai d’être moins sous-équipé.
Chloé Jo Bertrand
PS : J’AI CARESSÉ TROIS CHIOTS !!!!!!!
PPS : ce post est certifié sans problème d’accord.
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